Ce qui s'appelle se tromper de route

Ce qui s'appelle se tromper de route
J'ai pas les épaules larges, mais confortables pour s'épancher apparament. Tu connais Spontex? Ben voilà, j'suis comme une éponge. Parfois on tombe sur le côté qui gratte, faut pas t'inquiéter...

Du propre aveu de mes parents, je suis ce qu'on appelle un "accident". Voici comment un nourisson passe du stade d'heureux évenement à l'erreur de parcours. Je me suis invité dans leur vie. Sans prévenir. Comme dans le reste du peu d'existences où j'ai eu droit de cité, je suis entré par effraction. Je suis le prince des casseurs... Certain(e)s m'ont foutu à la lourde, d'autres m'y ont fait rentré sans y préter plus d'attention que celà. Récemment, fait nouveau, c'est à ma porte qu'on a frappé. J'ai ouvert, peut-être un peu trop méfiant, mais on s'est bien vite rendu compte que l'on s'était trompée d'adresse... Ici on ne trouve qu'ennui, doute et solitude, quel être normalement constitué aurait l'audace de vouloir repeupler cette ruine? Quant à moi, j'ai repris la route et mon pied de biche. Appelles-moi Monseigneur, parmi les pinces je n'ai pas d'égal, ni même d'âme soeur parmi les tainp'...

Et si tu crois que mon coeur est de pierre, n'oublies pas que l'or est minéral

Ceci dit, après avoir un peu trop pris le train sur une courte période et parfois même l'avoir raté, je suis loin d'être resté sur le quai...

# Posté le samedi 22 avril 2006 13:40

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 05:46

Avant l'été 2005 et la pénurie de drogue, te souviens-tu de l'époque où faire un blog n'était pas à la mode?

Avant l'été 2005 et la pénurie de drogue, te souviens-tu de l'époque où faire un blog n'était pas à la mode?
En ce temps là le monde parraissait plus petit et à défaut de passer dans le Loft pour etre une star, un abri-bus, un mur, un banc et un marker chouré chez Leroy Merlin ou une bombe de peinture suffisait à assurer notre notoriété. A cette époque nos parents laissaient trainer leur fils pour qu'il aille, sans rémission, foutre le dawa niquer la rhala et shooter babylon, parce qu'on voulait du hardcore jusqu'à la mort... Pourtant jusqu'ici, quand on me disait "j'ai récupéré un Desert Eagle 357 mag avec retour de culasse compensé pour atténuer le recul" c'était parce qu'on parlait de Doom ou Silent Hill. Faut dire aussi que peu de temps avant, on se racontait encore les doubles-appels de Difool qu'on avait écouté le soir d'avant et ils ont été nombreux autour de moi à avoir leur tuner réglé sur 94.1 pendant un petit bout de temps.

Fût-un temps pour pas se faire choper par les darons quand on bronzait de la tête avec juste une bouteille d'eau, un marker éventré, une barre de chocolat et un briquet, on allait jusqu'à la CAT pour cracher nos poumons en se croyant dans un film d'horreur ricain des années 70 vu le paysage (silo désaffecté coincé entre une usine en briques et en friche, des jardins ouvriers mal entretenus, une voie férrée et un cimetiere... BRRR ! ), en se prenant pour des oufs, voir des guedins (limite quoi!) mais les seules seringues qu'on voyait à cette époque c'était quand on faisait son rappel pour le R.O.R. Nous, on se faisait une soirée inoubliable avec 2 bouteilles de coca et 12 cannettes de 33 export pour 15 personnes dans 10 mètres carrés, on mettait la musique à fond et nous, on parlait encore plus fort, et que si en plus on avait de quoi prendre des photos ou un peu de crédit pour appeller en anonyme du portable de nos parents on devenait dingues. L'après midi si on voulait faire un foot, on faisait des parties à 22 contre 22, on se taclait au niveau de la gorge et on en rigolait. Les seuls moments où ça devenait houleux, c'est quand on devait décider de qui ira chercher le ballon tombé dans la petite rivière en contre-bas. Mais on avait tellement de conneries à faire et raconter qu'on avait même pas l'idée de mal parler d'une personne qu'on aime à une autre personne qu'on aime, juste pour lui faire croire qu'on l'aime plus, elle, que l'autre (ça suit derrière?).

De toutes manière à l'époque on aimait personne et personne nous aimait. Mais au moins, on était nombreux...

En ce temps là personne avait internet, on savait pas ce qu'était un blog et si on l'avait su, on imaginait mal y écrire un article où toutes les phrases commenceraient par "fût-un temps..." sans être sur de l'orthographe.

Jo avait un croco sur sa banane, Kar un pit adossé à un rott sur sa casquette rouge et moi j'avais le logo de la Scred sur mon sweat jaune, mais pas grand monde savait ce que c'était...

On s'imaginait qu'écouter Jacques Brel en vidant une bouteille de bourbon c'était pour les vieux, que nous on aurait pas le temps d'y arriver. Et même on croyait qu'aller en boîte c'était vraiment le summum de l'amusement vu que tous ces cons de grand frères (sauf le mien, mais il est pas normal...) y passaient toutes leurs soirées en week-end, et passaient toutes leurs journées de la semaine à le raconter à tous ceux qu'ils croisaient. Si on avait sû...

A côté de ça, moi, j'voulais des Golden Grahams sans connaitre leur gout parce que mon grand frère en mangeait, avoir de la barbe alors que j'avais pas même de duvet parce que mon grand frère la laissait pousser, un blouson en cuir même si j'était trop maigre pour en supporter le poids parce que mon grand frère en portait un, des Rothmans bleues alors que mes poumons étaient encore transparents sur les radiographies parce que mon grand frère en fumait, l'album de Noir Désir et tant pis si j'aime pas le rock parce que mon grand frère l'écoutait et du Jack Daniels sans supporter l'alcool parce que mon grand frère en buvait.

Fût-un temps disais-je on pensait que quand notre mère nous acheterais enfin notre paire de Nike Air taille 32 la vie ça serait encore mieux. A cette époque, quand je regardais des gens dans les yeux, c'était moi qui devais lever la tête...

Vous me croyez si vous voulez, même qu'à une époque quand on mattait un match de l'OM ils avaient trois bandes bleues sur l'épaule droite et Basile Boli en défense centrale. Et ils étaient capables de battre le Milan AC en Champions League.

Mat avait le maillot de Romario, Will celui de Waddle et moi je trouvais Gravelaine trop fort mais pas grand monde savait qui c'était.

Fût-un temps lorsqu'on sortait avant l'heure de notre salle de cours c'était pour aller taper les éponges qui effaçaient la craie sur les tableaux de monsieur Delavarenne. Et quand on avait mis un coup de boule à un CM2 dans la cour de récré ben y'avait monsieur Aubry qui nous faisait traverser tout l'établissement en nous tirant par l'oreille pour aller dans le bureau du directeur qu'était évidemment pas là, et nous on avait un peu de honte au front, et un peu de mal à l'oreille. Mais on était fier parce que le CM2, lui, c'était l'inverse...

Fût-un temps, même s'il était absent la moitié de l'année pour cause de dépression sans que personne s'en soucie si ce n'est "qu'il fait chier à jamais être là ce fainéant", monsieur Delavarenne ne s'était pas encore suicidé, quant à monsieur Aubry, il ne s'était pas encore tué en moto.


A cette époque on avait des Casio avec le bracelet en plastique qui laissait des marques et nous laissait les poils tous collés sur le poignet quand on l'enlevait. On avait pas encore les Rolex, Bulgari ou Festina bracelet reflex en or blanc, mais au moins les montres digitales, ça faisait pas tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic, tac...

A côté de ça, moi, j'veux une femme que y'en a pas deux comme elle parce que mon frère il est marié avec ma belle soeur que j'pense elle viens pas de ce monde tellement j'en croise pas des comme elle dans ma génération, j'veux un boulot stable même si j'suis un putain de fainéant parce que mon frère il s'en sort pas trop mal, j'veux une baraque à crédit alors que j'ai juré de jamais m'endetter parce que mon frère il en a retapé une et il a fait ça nickel, j'veux des marmots qui me ressemblent même si ça coûte cher parce que mon petit neveu et mes petites nièces quand tu les entends taper un fou rire ça n'a pas de prix...

# Posté le dimanche 16 avril 2006 08:39

Modifié le mardi 27 juin 2006 21:41

La révolution, elle n'avance pas à pied...

La révolution, elle n'avance pas à pied...
Entendu: "Ne vaut-il mieux pas un CPE qu'un CDD, l'intérim ou le chomage?"
Répondu: "Préférez vous ma main dans votre gueule ou mon pied dans votre cul?"

"L'oligarchie politico-financière française, si bien intégrée qu'elle soit par les mouvements croisés de personnes issues des mêmes écoles et les renvois d'ascenseur, ne pourrait rien imposer sans le concours de tous ceux qui ont matériellement intérêt au maintient de l'ordre. Par millions sans doutes..." (Eric Hazan, LQR la propagande du quotidien)

Ajoutes-y les ignorants, les imbéciles heureux et les oenuques, ça nous donne 75% de participation pour choisir en Chirac et LePen, des manifs anti-manifs, des cinémas et des boites de nuit plein(e)s chaque soir pendant que la Police connait 0% de pertes vitales annuelles en exercice...

Ca donne une "majorité silencieuse" de 100 personnes, qui gueulent et manifestent pour reprendre les cours, menées par des leaders qui ne sont pas bloqués dans leurs fac de droit(e)... Une majorité silencieuse minoritaire et bruyante à telle point que les médias relatent leurs actions en les appellant... majorité silencieuse. Putain l'IUT journalisme a bien fait de considérer mon dossier comme mauvais, où aurais-je pu planquer mon esprit critique pendant les deux ans du DUT et les 37.5 ans de cotisations retraites que je dois à l'Etat?

Juste une précision sur le blocage: il s'agit d'un moyen pour libérer du temps aux étudiants mobilisables, ce qui serait difficile entre les heures de cours, le travail substantiel (en gros, les "devoirs" comme à la primaire) et les travaux appliqués, ainsi que pour certains le taff en intérim à coté pour payer la bouffe et les frais non couverts par les APL sur le loyer de son 15 metres carré. Cela relève également du domaine du symbolique: quand les étudiants font grève, les trains ne s'arretent pas de rouler et la population ne se rue pas dans les grandes surfaces pour faire des stocks de sucre et de farine... Le blocage permet une action ostensible de rejet de ces mesures. La communication, l'image... Enfin, cela permet de mettre sur un pied d'égalité activistes, observateurs plus ou moins engagés et "free riders" à propos du diplome et de l'examen qui connaitra, comme par magie vous verrez, le même taux de réussite aux partiels que les promotions précédentes malgré un niveau d'enseignement inférieur car la notation est relative, et non absolue...

# Posté le jeudi 16 mars 2006 15:52

Modifié le dimanche 25 juin 2006 21:36

Le mot de la faim

Le mot de la faim
De Nico, posté le Jeudi 18 août 2005 à 15:47

" ué g noter quelques références: Reservoir Dogs , tueurs nés , l'armée des 12 singes et the big lebowski ; desinvolte je déteste les gens qui le sont tu te crois sans doute compliqué plein de mistère t'es sans doute le gars le plus facile a comprendre que j'ai bien voulu essayer de comprendre , tu connait rien a la spychologie humaine mais tu crois fermement le contraire , m'enfin pourquoi pas, si faire des phrases compliquer pour les autres te fait sentir plus intelligent mmeme si ce nest pas du tout le cas, allez jveut bien t'accorder cette importance ; fan de cinéma de cinéma et de spychologie de comptoir que veulent rien dire, regarde sin city tu adorera le personnage de marv et tu passera surment à coté du film tellement t'es creux à moins que ce soit déja le cas ou bien tu fera attention aux détails maintentnant que jte l'ai fait remarqué ...

tshuess"


Je ne peux lutter. Creux et pourtant si souvent plein. Comme dirait l'autre, les salopettes et que les autres sentent...

# Posté le jeudi 08 septembre 2005 08:03

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 05:50

Le tour du propriétaire

Marchal est un animal nocturne à poils ras mais fournis.

Marchal ne dis rien s'il n'a rien à dire.

Marchal ne fais rien même lorsqu'il faut agir.

Marchal apparait lorsqu'on ne l'attend pas, sinon il n'apparaitrait pas souvent.

Marchal fume car la vie en elle-même est une maladie mortelle.

Marchal boit mais il a oublié pourquoi.

Marchal ne se cherche pas d'excuses mais t'en donne quand même.

Marchal a souvent une solution mais rarement la bonne.

Marchal est armé d'un stylo bas de gamme et d'un cerveau high-tech (l'inverse de Florian Zeller).

Marchal sent le métal de son critérium 2mm lui glacer le pectoral gauche et celui du magnum 9mm sur la couille droite. L'arme et de quoi écrire les règles, crouille...

Marchal a tout vu mais n'a rien fait (Marchal est un cérébral).

Marchal nous voilà!

Marchal sera vierge jusqu'à la fin de sa vie car il est né un 9 septembre.

Marchal prends les flatteries pour des insultes et les insultes pour des insultes.

Marchal a lu tous les ouvrages contre le travail pour trouver des excuses à sa fainéantise, qui deviennent alors des raisons de ne rien foutre.

Marchal préfère ses regrets aux femmes car au moins eux lui sont fidèles.

Marchal est pour le partage des taches ménagères: il les fait, la ménagère nettoie.

Marchal a parfois le cerveau qui lui monte à la tête.

Marchal pratique la masturbation car il est bien le seul à vouloir se faire plaisir.

Marchal a rencontré Dieu en se croisant dans un miroir, et s'est dit que son destin est surement calligraphié en lettres d'or avec un syntaxe soigneuse, mais sur une feuille de PQ usagée...

Marchal traite les saintes-nitouches comme des garces et inversement, comme ça gratuitement, par plaisir...

Marchal a raison. Marchal a ses raisons.

Marchal se prend en photo avec son portable puis les efface, ça te gène??? C'est pas toi qui recharge la batterie toutes les demi heures...

Marchal se demande si l'on craint ce que l'on haïs ou si l'on haïs ce que l'on craint.

Marchal craint et haïs à la fois, de toutes façons le résultat est le même.

Marchal se pose des question mais n'attend pas vos réponses.

Marchal allie la furtivité et la célérité, faut le suivre...

Marchal ne rallie pas la futilité et la célébrité, mais c'était juste pour faire une paronomase.

Marchal tourne son oreiller toutes les 5 minutes les nuits d'été pour bénéficier du coté frais.

Marchal dit qu'être original, c'est savoir dissimuler ses sources.

Marchal est lâche comme Louis-Ferdinand Céline, le talent soustrait.

Marchal eût des Idées et fût Partisan mais en est revenu sans.

Marchal s'emmerde et vous emmerde, Marchal est un Salo.

Mais qui sait vraiment qui est Marchal? Qui sait qui est vraiment Marchal?



Magritte, la condition humaine
Le tour du propriétaire

# Posté le mercredi 01 juin 2005 07:42

Modifié le dimanche 25 juin 2006 21:13