Quand à treize berges, un branleur de psychologue à bac+12 (
douze années d'études, y'en a qui veulent vraiment rien foutre!) appuyé par un pédo-psychiâtre (
à ne pas confondre avec Emile Louis, qui lui était chauffeur de bus en dehors de ses heures perdues consacrées aux "disparues") à 100€/séance [remboursé par la sécu depuis que votre médecin traitant a décidé que vous méritez de suivre un traitement pour tarés] vous annonce que "
vos capacités intellectuelles se situent dans la classe supérieure de la population adulte, ne se retrouvant qu'à proportion de 1/1000", t'es loin de te douter que cette annonce plutôt flatteuse, que tu aimes encore aujourd'hui exhiber au grand public restreint et confidentiel de ton blog intimiste, va ruiner ta scolarité...
Après tout, qu'y avait-il à comprendre?
Que malgré ton statut de pisseux collégien, 99.9% de tes profs n'ont pas à te prendre de haut? Qu'en raison de celà,
et de leur propension à se prendre pour Einstein parce qu'ils en savent plus sur la guerre de 14/18 que des mômes qui viennent à peine de découvrir qu'il y avait quelqu'un dans Casimir et qu'en se se titillant les terminaisons nerveuses des parties génitales on peut éprouver un plaisir incomparable (même par rapport à celui d'ouvrir une pochettes d'images autocollantes Panini du championnat de France de football pour les coller sur ton cahier de texte par dessus les petits messages écrits en violet avec des ronds sur les "i" que t'en a rien à foutre de ce qu'elle peuvent bien raconter comme conneries ces poufs - déjà à l'époque); bref, qu'en raison de celà, ils peuvent toujours parler et réciter gentiment leurs cours de l'IUFM, tu peux légitimement ne pas les écouter car tu a beau etre moins savant qu'eux, tu n'en demeure pas moins bien plus doué (même si on ne t'as pas expliqué, lorsqu'on te l'a annoncé, la différence entre ces deux paramètres)?
Evidemment, c'est con comme réaction.
Mais pas moins que de vouloir quantifier l'intelligence... A plus forte raison quand on s'adresse à un môme entré dès sa naissance dans une interminable crise d'adolescence, en perpétuel conflit, combinant à merveille divers complexes et simplexes; je tiens à dire que celà n'était pas très intelligent de me confirmer mon intelligence, pour me conforter dans ma supériorité. Comme si j'en avais besoin après avoir su lire écrire et compter à l'âge où 999/1000 (donc) de mes semblables qui ne savaient qu'approximativement conjuguer le verbe faire à la première personne du pluriel et galèraient pour réaliser des mosaïques avec des pièces triangulaires bicolores (rouge et noir) en y passant l'après-midi entière pour imiter le modèle punaisé au tableau en liège de la moyenne section de maternelle.
Moi, si on m'avait obligé à voir un spécialiste des débiles, c'était pour ne plus avoir à m'injecter des placebos contre mes crises de spasmophilies et des cachetons pour dormir un peu plus que trois heures par nuit. Juste pour déssérer la camisole chimique, légèrement embarassante quand on entre en période de puberté, en aucun cas pour légitimer le melon que j'avais choppé bien des années auparavant, même si celà s'avère flatteur pour la génitrice de l'enfant prodigue qui peut alors fièrement entamer la perpétuelle apologie du surdoué de la tribu à chaque entame de réunion Tupperware.
Le doc voulait simplement que je cesse de gréver hebdomadairement son quota maximal de consultations, pas que je me plante doucement comme tout être conscient de sa valeur absolue (qu'il ignore encore comme étant inutile) laché en dilletante dans un système scolaire enclin à encourager les idiots besogneux. Au final, je me retrouve en faculté par défaut, à ingurgiter des heures d'antrhopologie où des passionées d'exotisme (le Club Med version savante) se proposent de me faire connaitre par coeur les termes de l'échange en Mélanésie du Nord observés au 19éme siècle. Alors qu'à l'heure atuelle, dans la cité des braves et comme tout le monde partout ailleurs, même le plus illustre héritier du Big Man s'envoie des Big Mac...
Voilà à quoi m'aura servi d'être ce qu'on apelle communément un surdoué. À occuper une nuit d'insomnie et de solitude, le mardi 15 aout 2006 vers 4 heures et demi du matin, en disposant d'un sujet accessible et parfaitement maitrisé, à l'intention des trois ou quatre personnes qui le liront jusqu'à cette extrémité, quand ils auront à leur tour à tromper l'ennui...