Exercice de style & Exorde paranomasée (exhorte à l'exode des esprits trop peu exercés)

Exercice de style & Exorde paranomasée (exhorte à l'exode des esprits trop peu exercés)
Finalement, j'apprécie la nuit et je n'en veux plus à mes insomnies pour ces quelques fulgurances, instants où l'idée traverse le cerveau pour ressortir par la bouche. Un peu comme une balle dans le crâne de JFK un jour d'hiver 1963.


L'imaginaire formalisé, le songe fait langage, l'individu impropre à la consommation devenu accessible et par là même accédant au partage, grâce à ces traductions de l'impénétrable dans un dialecte courant, à destination des usagers de la communication "prèt-à-porter".


Quiconque saisira le sens de cette précédente phrase peut ainsi être assuré de la sentence suivante: la quelconque satisfaction qu'y trouvera le lecteur, célébrant sa clairvoyance, sera la même qu'éprouvera le locuteur en ce qui concerne l'expression.

Ainsi soit-il.

# Online seit Dienstag, 15. August, 2006 um 20:19

QI-QI; cervelle de moineau & plume dans le cul.

QI-QI; cervelle de moineau & plume dans le cul.
Quand à treize berges, un branleur de psychologue à bac+12 (douze années d'études, y'en a qui veulent vraiment rien foutre!) appuyé par un pédo-psychiâtre (à ne pas confondre avec Emile Louis, qui lui était chauffeur de bus en dehors de ses heures perdues consacrées aux "disparues") à 100€/séance [remboursé par la sécu depuis que votre médecin traitant a décidé que vous méritez de suivre un traitement pour tarés] vous annonce que "vos capacités intellectuelles se situent dans la classe supérieure de la population adulte, ne se retrouvant qu'à proportion de 1/1000", t'es loin de te douter que cette annonce plutôt flatteuse, que tu aimes encore aujourd'hui exhiber au grand public restreint et confidentiel de ton blog intimiste, va ruiner ta scolarité...


Après tout, qu'y avait-il à comprendre?


Que malgré ton statut de pisseux collégien, 99.9% de tes profs n'ont pas à te prendre de haut? Qu'en raison de celà, et de leur propension à se prendre pour Einstein parce qu'ils en savent plus sur la guerre de 14/18 que des mômes qui viennent à peine de découvrir qu'il y avait quelqu'un dans Casimir et qu'en se se titillant les terminaisons nerveuses des parties génitales on peut éprouver un plaisir incomparable (même par rapport à celui d'ouvrir une pochettes d'images autocollantes Panini du championnat de France de football pour les coller sur ton cahier de texte par dessus les petits messages écrits en violet avec des ronds sur les "i" que t'en a rien à foutre de ce qu'elle peuvent bien raconter comme conneries ces poufs - déjà à l'époque); bref, qu'en raison de celà, ils peuvent toujours parler et réciter gentiment leurs cours de l'IUFM, tu peux légitimement ne pas les écouter car tu a beau etre moins savant qu'eux, tu n'en demeure pas moins bien plus doué (même si on ne t'as pas expliqué, lorsqu'on te l'a annoncé, la différence entre ces deux paramètres)?


Evidemment, c'est con comme réaction.


Mais pas moins que de vouloir quantifier l'intelligence... A plus forte raison quand on s'adresse à un môme entré dès sa naissance dans une interminable crise d'adolescence, en perpétuel conflit, combinant à merveille divers complexes et simplexes; je tiens à dire que celà n'était pas très intelligent de me confirmer mon intelligence, pour me conforter dans ma supériorité. Comme si j'en avais besoin après avoir su lire écrire et compter à l'âge où 999/1000 (donc) de mes semblables qui ne savaient qu'approximativement conjuguer le verbe faire à la première personne du pluriel et galèraient pour réaliser des mosaïques avec des pièces triangulaires bicolores (rouge et noir) en y passant l'après-midi entière pour imiter le modèle punaisé au tableau en liège de la moyenne section de maternelle.


Moi, si on m'avait obligé à voir un spécialiste des débiles, c'était pour ne plus avoir à m'injecter des placebos contre mes crises de spasmophilies et des cachetons pour dormir un peu plus que trois heures par nuit. Juste pour déssérer la camisole chimique, légèrement embarassante quand on entre en période de puberté, en aucun cas pour légitimer le melon que j'avais choppé bien des années auparavant, même si celà s'avère flatteur pour la génitrice de l'enfant prodigue qui peut alors fièrement entamer la perpétuelle apologie du surdoué de la tribu à chaque entame de réunion Tupperware.

Le doc voulait simplement que je cesse de gréver hebdomadairement son quota maximal de consultations, pas que je me plante doucement comme tout être conscient de sa valeur absolue (qu'il ignore encore comme étant inutile) laché en dilletante dans un système scolaire enclin à encourager les idiots besogneux. Au final, je me retrouve en faculté par défaut, à ingurgiter des heures d'antrhopologie où des passionées d'exotisme (le Club Med version savante) se proposent de me faire connaitre par coeur les termes de l'échange en Mélanésie du Nord observés au 19éme siècle. Alors qu'à l'heure atuelle, dans la cité des braves et comme tout le monde partout ailleurs, même le plus illustre héritier du Big Man s'envoie des Big Mac...


Voilà à quoi m'aura servi d'être ce qu'on apelle communément un surdoué. À occuper une nuit d'insomnie et de solitude, le mardi 15 aout 2006 vers 4 heures et demi du matin, en disposant d'un sujet accessible et parfaitement maitrisé, à l'intention des trois ou quatre personnes qui le liront jusqu'à cette extrémité, quand ils auront à leur tour à tromper l'ennui...

# Online seit Montag, 14. August, 2006 um 22:36

Geändert am Mittwoch, 23. Mai, 2007 um 02:55

Politique étrangère & Discours circonlocutoire

Politique étrangère & Discours circonlocutoire
Quand Bueno-Aires pleure son amertume, ici on danse sur leurs tangos machinalements remachés à l'électro. Cuba perd Castro, New York jubile, Tel-Aviv tangue. Pour féter tout celà, habitude est prise de se relaxer en regardant se verser un peu de sang sur les bitumes d'Irak en Afghanistan, de Palestine au Liban, depuis notre bon vieux tube catholique.

Quant à moi, je prépare pour mai 2007 un petit rectangle de papier blanc à mettre dans la seconde envelloppe, histoire de n'être complice ni de l'autre ni de l'une, voir de celui qui ne dort que d'un oeil (de verre).

En 2007, au second tour, votez Laurent Blanc!

# Online seit Donnerstag, 10. August, 2006 um 09:46

Geändert am Mittwoch, 23. Mai, 2007 um 02:55

Resto Homini Lupus (Platon, in "Le Banquet"...)

Resto Homini Lupus (Platon, in "Le Banquet"...)
Le tue-l'amour ultime, ce n'est pas péter au lit. C'est un repas au Baccarat...

Il en est certains pour qui c'est une routine, le quotidien; pour d'autres il s'agit d'un évenement rare même si renouvelable dans l'absolu. C'est comme chier dans une pièce de 15 mètres carré au milieu de laquelle trône des gogues en marbre puis s'essuyer avec de la soie sauvage. Pour l'étudiant-fauché-fils-de-prolétaire que je suis, aller au restau, on peut voir celà comme un mariage pour Eddy Barclay ou un tour du monde en montgolfière pour le PDG de Virgin: ça n'arrive pas si souvent que ça quand on fait le compte et les frais engendrés par l'occasion passent par la case pertes et profits. À un détail près: je suis sujet au vertige...


Manger fait partie du nécéssaire vital pour l'être humain, au même titre que boire, dormir, ch***, pis*** ou baiser. Satisfaire ses besoins naturels. Comprenez que pour un être pudique il y ait une certaine gène à le faire en public. Un restaurant, en poussant l'analogie un peu plus loin, c'est un peu une boite à partouzes gastronomiques, le comble de l'exhibitionnisme, rempli de pervers-e-s qui de leurs tablées vous jettent entre deux bouchées d'une escalope à 30€ un coup d'oeil vicieux, comme pour s'assurer que vous ayez bien compris le principe et les subtilités des arts de la table. Ils épient la fourchette aller de votre assiete jusqu'au fond de votre bouche, vous mattent mastiquer et saliver, guettent la moindre gouttelette de sauce qui perle maladroitement au coin de vos lèvres et jubilent dès que vous l'épongez d'un coup de serviette que vous avez tort de croire discret et insignifiant. C'est tout juste s'ils n'attendraient pas 36 heures le cul vissé à leur chaise pour observer curieusement le résultat de votre digestion.

Bande de dégénérés...
Voyeurs!

On ressent également comme un mépris latent, une différence de classe, quand un jean-Tshirt s'empare des couverts en inox qu'on voudrait croire en argent, perdu au milieu des costumes-tailleurs. "C'est vrai, t'aurais pu au moins mettre un polo..." Dans ce cas, inutile de se défendre. Malgré votre excellence dans l'usage de la mauvaise foi, cette absence d'effort vestimentaire est ressentie comme un "je vous emmerde, tous autant que vous êtes (et toi aussi là-bas, tout seul, dans le coin près de la porte de service)!" franc et tranché. S'il savaient, outrepassant leur prétention, que seul le sens de la famille me retiens d'insulter leurs mères...


Bref, comptes pas sur moi pour t'emmener grailler en simili-tête-à-tête chez Bardet, pas même au Buffalo Grill. Avec ce que je n'aurait pas dépensé, j'aurais surement au bout de quelques temps de quoi t'emmener voir Saint Petersbourg. À défaut, je sais me contenter d'une histoire qui dure trois semaines (en évitant soigneusement la collusion temporelle avec ce putain de 14 février) avant de remplacer par "pétasse" ton prénom que je ne donnerais jamais à mes gosses.

# Online seit Sonntag, 06. August, 2006 um 07:54

Geändert am Sonntag, 06. August, 2006 um 08:09

"Si le monde social m'est supportable..." [ Pierre Bourdieu]

"Si le monde social m'est supportable..." [ Pierre Bourdieu]
"... c'est que je peux l'objectiver"

Quand il y a de l'électricité dans l'air, il arrive qu'à 5 heure et demi du mat', je fasse dans la métaphore filée météorologique et foireuse. Mais que veux-tu? La nuit, tous les chats sont gris mais ne font pas des chiens pour autant...

J'suis nostalgique du lendemain.
Petrograd, nous voilà!

D'ici là, je cultive l'Eternel Retour des lanternes qu'on prends pour le messie. Ma vie sociale c'est un peu comme un orage lointain, le tonnerre, les éclairs... La plupart du temps ça gronde plus que ça ne m'éblouis et au final, le bruit prends le pas sur la lumière.

En regardant par la fenètre j'en vois qui s'agitent, bardées de ferraille et quincaillerie, qui croient avancer blindées, sorte d'armure, espérant être touchées par la foudre. Et elles y retournent les bougresses, encore et encore, à se prendre coup sur coup de foudre, avec un "d" pour être poli et innocent. Voilà comment les garces finissent toujours par se faire griller...

Y'en a pas une qui a peur de l'orage? Par hasard... Parait qu'il fait bien les choses...

Putain!
Au beau milieu de la masse dépressionnaire, c'est bien dans l'oeil du cyclone qu'on trouve le plus grand calme...

Photo: la gargouille de Notre Dame. Celle qui dans la tempête reste de marbre...

# Online seit Donnerstag, 29. Juni, 2006 um 23:34

Geändert am Montag, 15. Oktober, 2007 um 09:25