Le coup de crayon est nerveux, la prise mal assurée. Les angles reproduits de travers. Les formes distordues sans logique. J'ai l'½il. Je perçois le détail dans toute sa délicatesse, le situe dans l'ensemble sans douter. L'insignifiant a toute sa place dans l'ordre des choses. La finesse ne m'est pas étrangère. Mais jetée sur le papier, la première merveille de mon monde devient le grossier portait d'une immonde vieille peau. J'ai l'½il, il me manque le geste. Ainsi va la vie. Je dépeint les chose à grand traits. Il ne saurait en être autrement du récit de mon drame narcissique.