Je sais depuis mon balcon écouter Tours vivre ses soirs d'été comme j'ai su depuis une terrasse entendre Marrakech vivre les siennes. Je sais contempler un soleil couchant dessiner sur la Loire de blancs reflets comme j'ai pu le voir en son temps prendre l'océan pour miroir. Tourangeau depuis la naissance, j'ai en vingt ans plus souvent arpenté le désert et les montagnes que je n'ai visité de châteaux. Et tant pis si des cars de Hollandais envoient leur cargaison se délecter de typiques tartines de chèvre chaud, moi les seuls restaus de la vieille ville que je fréquentes sont les kébabs et crêperies bretonnes. Et puis j'ai de toutes façons dans ma vie ingurgité moins de vins de Vouvray que de whisky made in Tennessee. Et pourtant, j'apprécie d'être où je suis, quand tant de mes semblables depuis leur canapé fantasment d'autre part. Parfois, crapahuter dans le quartier d'à côté suffit au dépaysement, pour peu qu'on se donne la peine d'ouvrir les yeux et les oreilles, sentir et toucher le monde tel qu'il est.
Mes cinq sens n'appartiennent qu'à moi et je ne les confierais pas aux mass-medias pour qu'ils me harcèlent d'images et de senteurs, de bruits et d'envies d'ailleurs pour me refourguer leurs produits, oeuvres et attitudes stéréotypées. De même mon entendement a suffisament matière à se préoccuper des injustices et inégalités dont je peux chaque jour faire le constat.
Dont acte. Va te faire mettre, toi et ton souci du génocide culturel tibétain, je vois qu'à Toulouse l'Occitan n'est pour beaucoup même plus un souvenir quand le dialecte du Xizang est reconnu comme langue co-officielle de la République Populaire de Chine. Bats-toi pour l'autonomie du Tibet, même s'il possède ce statut depuis septembre 1965, et insurges-toi contre la répression communiste qui dure depuis les années 50 même si celle ci fit moins de dégâts que les guerres monastiques qui l'ont engendrée. Consacre le peu de révolte qui t'anime à la cause de ces gentils moines ultra-nationalistes sans aucun souci du peuple; admire leur idéal ascétique à eux qui accaparaient les richesses de la province jusqu'à la moitié du XXéme siècle, et vautre toi en parallèle dans le consumérisme avec le peu de fric qu'il te reste après t'être fait exploité 35 heures par semaines pendant 41 ans et c'est pas encore assez. Agites toi devant les infos, sombre crétin même pas hippie, c'est ta vie, trace ta route; mais ne viens pas me gonfler à base de discours branlants et de pétitions vaines avec ta diarrhée bien pensante.
Je passe assez de temps à dormir pour regarder la réalité en face dès que je suis tiré du someil, mais vivre dans le rêve des autres voilà mon pire cauchemar.
Mes cinq sens n'appartiennent qu'à moi et je ne les confierais pas aux mass-medias pour qu'ils me harcèlent d'images et de senteurs, de bruits et d'envies d'ailleurs pour me refourguer leurs produits, oeuvres et attitudes stéréotypées. De même mon entendement a suffisament matière à se préoccuper des injustices et inégalités dont je peux chaque jour faire le constat.
Dont acte. Va te faire mettre, toi et ton souci du génocide culturel tibétain, je vois qu'à Toulouse l'Occitan n'est pour beaucoup même plus un souvenir quand le dialecte du Xizang est reconnu comme langue co-officielle de la République Populaire de Chine. Bats-toi pour l'autonomie du Tibet, même s'il possède ce statut depuis septembre 1965, et insurges-toi contre la répression communiste qui dure depuis les années 50 même si celle ci fit moins de dégâts que les guerres monastiques qui l'ont engendrée. Consacre le peu de révolte qui t'anime à la cause de ces gentils moines ultra-nationalistes sans aucun souci du peuple; admire leur idéal ascétique à eux qui accaparaient les richesses de la province jusqu'à la moitié du XXéme siècle, et vautre toi en parallèle dans le consumérisme avec le peu de fric qu'il te reste après t'être fait exploité 35 heures par semaines pendant 41 ans et c'est pas encore assez. Agites toi devant les infos, sombre crétin même pas hippie, c'est ta vie, trace ta route; mais ne viens pas me gonfler à base de discours branlants et de pétitions vaines avec ta diarrhée bien pensante.
Je passe assez de temps à dormir pour regarder la réalité en face dès que je suis tiré du someil, mais vivre dans le rêve des autres voilà mon pire cauchemar.