Early anxiety

Early anxiety
So I said goodbye to all my friends an' packed my hopes
Inside a matchbox 'cause I know it's time to fly.

J'ai cru m'en sortir à bon compte dans tout échange en m'appliquant à ne pas faire aux autres, à ne pas faire à l'autre, ce que je ne voudrais les voir me faire, la voir me faire.

De l'utilité de l'apprentissage, l'expérience m'apprit que les êtres humains ne sont pas dotés d'un affect standard. Me restait alors quelques lambeaux d'espérance et un fond de bonne volonté, bien vite mis à profit dans une économie sociale et amoureuse, en apparence mieux équilibrée. Je me suis depuis employé à ne pas faire aux autres, à l'autre, ce qu'ils et elle seraient incapables de me faire.

Au principe de toute verticalité bancale l'on trouve la difficulté à définir objectivement quelle jambe est la trop courte, ou si c'est l'autre qui est trop longue. A défaut d'attribuer bons points et bonnet d'âne, je réalise que les relations humaines ne sont pas un miroir en dépit des similarités de conditions, des alliances d'airain et de la symétrie affective éventuellement rencontrées et consciemment mises en partage. Octobre 2008, je sais désormais que mes craintes infantiles et phobies bien adultes ne sont pas un frein au bon plaisir d'autrui et des ressources qu'ils ou elle mobilisent en vue de l'assouvir.

Dont acte. Un jour je prendrais le bateau. J'irai voir seul au bout du monde si vivre un bout de sa vie loin de vous, de toi, et sans le moindre souci des précités est plaisant.

I received a message from my brother 'cross the water.
He sat laughin' as he wrote "the end's in sight."
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# Posté le samedi 01 novembre 2008 13:14

No country for real man

No country for real man
De tout ce temps passé nonobstant ma présence bien réelle jusqu'à ce que mes paroles lui soient devenues inaudibles à tant regarder les paroles d'autres ; de tout ce temps passé avec le cul vissé dans le canapé, le regard faisant face au sien cloué sur le fauteuil de bureau, la seule interface qui me reste car ses yeux se réservent à l'ailleurs ; de tous ces outils inventés pour qu'à ma personne bien réelle l'on préfère fréquenter l'image du monde et de ses hôtes ; j'ai appris une chose.

On n'écoute pas ce que je dit. Pas même ce que j'écris. Parle à ma main sur le clavier.

A trop fréquenter l'ailleurs le monde s'est réduit à mon écran d'ordinateur. Il a de toutes façons bien plus de conversation que son propriétaire. Internet est un outil de colonisation. Et pas seulement culturelle. Par internet trop ont envahi ma vie.

Je sent le fellah en moi à l'aube d'un exil, ou d'un massacre de grande envergure. Dieu qu'on aurait dû s'y attendre, à ce premier matin de novembre.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 01:03

Modifié le jeudi 22 mai 2008 23:18

Le geste

Le geste
Le coup de crayon est nerveux, la prise mal assurée. Les angles reproduits de travers. Les formes distordues sans logique. J'ai l'½il. Je perçois le détail dans toute sa délicatesse, le situe dans l'ensemble sans douter. L'insignifiant a toute sa place dans l'ordre des choses. La finesse ne m'est pas étrangère. Mais jetée sur le papier, la première merveille de mon monde devient le grossier portait d'une immonde vieille peau. J'ai l'½il, il me manque le geste. Ainsi va la vie. Je dépeint les chose à grand traits. Il ne saurait en être autrement du récit de mon drame narcissique.

# Posté le lundi 12 mai 2008 20:25

Modifié le mercredi 21 mai 2008 06:04

Mind your own business, stupid fuckin' white man.

Mind your own business, stupid fuckin' white man.
Je sais depuis mon balcon écouter Tours vivre ses soirs d'été comme j'ai su depuis une terrasse entendre Marrakech vivre les siennes. Je sais contempler un soleil couchant dessiner sur la Loire de blancs reflets comme j'ai pu le voir en son temps prendre l'océan pour miroir. Tourangeau depuis la naissance, j'ai en vingt ans plus souvent arpenté le désert et les montagnes que je n'ai visité de châteaux. Et tant pis si des cars de Hollandais envoient leur cargaison se délecter de typiques tartines de chèvre chaud, moi les seuls restaus de la vieille ville que je fréquentes sont les kébabs et crêperies bretonnes. Et puis j'ai de toutes façons dans ma vie ingurgité moins de vins de Vouvray que de whisky made in Tennessee. Et pourtant, j'apprécie d'être où je suis, quand tant de mes semblables depuis leur canapé fantasment d'autre part. Parfois, crapahuter dans le quartier d'à côté suffit au dépaysement, pour peu qu'on se donne la peine d'ouvrir les yeux et les oreilles, sentir et toucher le monde tel qu'il est.

Mes cinq sens n'appartiennent qu'à moi et je ne les confierais pas aux mass-medias pour qu'ils me harcèlent d'images et de senteurs, de bruits et d'envies d'ailleurs pour me refourguer leurs produits, oeuvres et attitudes stéréotypées. De même mon entendement a suffisament matière à se préoccuper des injustices et inégalités dont je peux chaque jour faire le constat.

Dont acte. Va te faire mettre, toi et ton souci du génocide culturel tibétain, je vois qu'à Toulouse l'Occitan n'est pour beaucoup même plus un souvenir quand le dialecte du Xizang est reconnu comme langue co-officielle de la République Populaire de Chine. Bats-toi pour l'autonomie du Tibet, même s'il possède ce statut depuis septembre 1965, et insurges-toi contre la répression communiste qui dure depuis les années 50 même si celle ci fit moins de dégâts que les guerres monastiques qui l'ont engendrée. Consacre le peu de révolte qui t'anime à la cause de ces gentils moines ultra-nationalistes sans aucun souci du peuple; admire leur idéal ascétique à eux qui accaparaient les richesses de la province jusqu'à la moitié du XXéme siècle, et vautre toi en parallèle dans le consumérisme avec le peu de fric qu'il te reste après t'être fait exploité 35 heures par semaines pendant 41 ans et c'est pas encore assez. Agites toi devant les infos, sombre crétin même pas hippie, c'est ta vie, trace ta route; mais ne viens pas me gonfler à base de discours branlants et de pétitions vaines avec ta diarrhée bien pensante.

Je passe assez de temps à dormir pour regarder la réalité en face dès que je suis tiré du someil, mais vivre dans le rêve des autres voilà mon pire cauchemar.
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# Posté le jeudi 08 mai 2008 11:54

Modifié le vendredi 16 mai 2008 20:14

Idée recette : le suicide flambé aux psychotropes

Idée recette : le suicide flambé aux psychotropes

Lassé d'une vie morose? Laissez vous tenter par un départ spectaculaire dans un véritable feu de joie. Cette recette simple à la portée de toutes les bourses égayera votre suicide et apportera à votre mort le petit plus qui fait toute l'originalité des fins anticipées réussies.

Attention : cette recette nécessite une préparation longue. Les médicament utilisés étant délivrés uniquement sur ordonnance, pensez à vous faire diagnostiquer par plusieurs médecins différents insomnie, surmenage et dépression.

Ingrédients : - Un canapé
........................- Une couverture en matière synthétique
........................- Une plaquette de Xanax
........................- Une plaquette de Lysanxia
........................- Une plaquette de Stylnox
........................- Un verre d'eau
........................- Un jerricane d'essence
........................- Un briquet de type Zippo

À l'aide du verre d'eau, ingérez les pilules. Imbibez la couverture avec l'essence. Allongez vous confortablement sur le canapé, et protégez vous du souffle glacial de la camarde qui approche à grand pas à l'aide de la couverture. Allumez le briquet. Tenez le à bout de bras. Sombrez dans un profond coma médicamenteux : le briquet tombe de fait sur la couverture. Laissez brûler jusqu'à l'arrivée (trop tard) des secours.

Astuce : pour un meilleur résultat, les plus téméraires peuvent avaler les pilules avec de l'essence plutôt que de l'eau (pour psychotiques de niveau confirmé uniquement).

Les + : épargne à votre entourage les frais de crémation. Probabilité d'article relatant votre mort dans les pages "faits divers" de votre quotidien régional en sus de la rubrique nécrologique.

Les - : douleur intense entre l'entrée dans le coma et le moment du décès. Possibilité d'intoxication des voisins. Identification fastidieuse.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 19:50

Modifié le mercredi 16 avril 2008 20:16